Quand la com redonne de la visibilité aux femmes

publié le 16 mars 2018 à 14:47 par Carole THOMAS

En tant que communicant.e.s nous savons à quel point les mots ont un sens. Ceux que nous produisons tous les jours dans notre profession pour valoriser nos marques donnent à voir l’attention que nous portons à nos publics, tous nos publics ! Pour mémoire, le masculin n’est pas un genre grammatical « générique » qui représenterait les femmes et les hommes comme on l’entend parfois. En français, le neutre n’existe pas : un mot est soit masculin, soit féminin. Par exemple écrire par défaut au masculin les noms de métier renforce les stéréotypes et risque de mettre les femmes à l’écart, notamment dans des annonces employeur. Des pages entières de rapport annuel, de rapport RSE, emploient le masculin (« les acteurs du changement », « les collaborateurs », « les directeurs »…), excluant de fait une bonne part du lectorat. Prêter attention à notre écriture permet sans aucun doute de donner de la visibilité aux femmes, de les rassurer aussi sur l’attention qu’on leur porte en tant que partie prenante de l’entreprise. Certes, il n’est pas aisé de changer sa façon d’écrire du jour au lendemain, mais il est assez simple d’acquérir les bons réflexes. Si les points ont du mal à "passer" par exemple vous pouvez trouver des épicènes ou des "doubles flexions" comme « collaborateurs et collaboratrices » plutôt que collaborateur.trice.s. Bref, passez à l’écriture égalitaire en douceur !



Pour aller plus loin, un très bon article sur un hackaton écriture inclusive auquel j'ai participé en janvier 2018 :

http://www.cafebabel.fr/article/hackathon-ecriture-inclusive-le-numerique-au-service-de-la-langue.html

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