La Parisienne, plus fort que n'importe quel outil de com !

publié le 20 janv. 2013 à 12:46 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 31 août 2014 à 10:28 ]
Les vieilles recettes sont les meilleures : le sport comme outil fédérateur dans une entreprise, oui cela marche encore, d'autant plus si l'événement ne fait pas partie du plan de com, d'autant mieux s'il cible un public peu habitué à être sur le devant de la scène, les femmes ! Dimanche 9 septembre 2012 l'équipe Solendi-3F constituée de 100 filles de 3F est arrivée 5ème sur 473 entreprises à la course de femmes La Parisienne qui réunissait 23 000 participantes sur la ligne de départ. Resultat inespéré, et là aussi d'autant plus inespéré que je n'ai pas monté cette équipe dans un quelconque but de performance... 
Genèse : avril 2010 je propose au DRH de faire participer 3F à La Parisienne. Autant dire qu'il n'y aucune équipe constituée chez 3F, ni quelconque habitude d'engagement collectifd ou de mécénat... Bref, on part de loin. Réticences évidentes du DRH : "Une course pour le cancer de sein ? Mais on n'est pas dans le médical. Du jog ? Je suis marathonien, on va dire que je me fais plaisir..." OK, on laisse tomber mais... juste pour une petite année.
Avril 2011, fenêtre d'opportunité : notre nouvel actionnaire majoritaire, Solendi, un collecteur 1% de 300 personnes, s'inscrit à la Parisienne. Je reviens toquer à la porte du DRH... qui, ce coup-ci, s'ouvre ! Aucune ligne budgétaire n'est prévue mais c'est un événement "économique" en temps et en argent, j'en fais mon affaire : il s'agit de gérer les inscriptions en déboursant 40 euros par fille puis d'assurer quelques entraînements... Me voici lancée avec une chargée de com de mon équipe, plus par "jeu", par envie de créer de la convivialité dans notre boutique. La Parisienne devient notre petit ballon d'oxygène au milieu des gros projets, organisée modestement à nos moments perdus. Surprise en juillet 2011 : 80 filles se sont inscrites pour courir en septembre. Un petit groupe moteur s'accroche aux quelques entraînements que nous montons avec La Parisienne  (2 fois par mois le soir pendant l'année et 2 dimanches au début et à la fin de l'été, cela reste léger). Bien sûr, je participe aux entraînements avec la chargée de com de mon équipe, cela fait partie du jeu, mais c'est surtout par plaisir comme pour toutes les autres filles.  Pour beaucoup c'est la première course de leur vie. Pour nous aussi. Joies, émotions le jour J. Le lundi, tout le monde en parle sur les 4 étages du siège. Des filles se sont rencontrées, elles se connaissent maintenant et partagent la même envie de... partager des choses ensemble justement ! Nous réalisons alors le succès de l'événement et faisons de la com a posteriori : diffusion d'un petit film, lancement d'entraînements pour l'année suivante, com sur tous nos supports, programmation d'une nouvelle participation... Là, les réflexes de communicants reprennent un peu le dessus puisque nous structurons davantage la com pour inciter les filles à s'inscrire à La Parisienne 2012 : 20 filles de plus au compteur, et surtout des filles de nos filiales régionales qui se lèveront à 5h du matin le jour J pour rallier la tour Eiffel, des gardiennes (nous avions essentiellement des participantes administratives la première année). La frontière bien marquée chez 3F cols bleus/cols blancs tombe le temps d'un entraînement, d'une course. La tenue de sport aide beaucoup pour cela ! Ce 9 septembre 2012 c'est une gardienne qui a fait le meilleur temps de l'équipe et une cadre du siège le second. Pas besoin d'organiser une quelconque représentativité dans ce genre d'événement, pas de casse tête de pseudo "transversalité" à montrer sur un podium, laissez faire, cela marche tout seul ! Aujourd'hui, Les filles de toutes les directions se se parlent, se congratulent et disent d'elles-mêmes qu'elles bossent beaucoup plus facilement ensemble maintenant qu'elles se sont cotoyées en baskets. Arrêtons de chercher de "l'authentique" dans toutes nos préconisations, vivons-le !

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