La com porteuse d'engagements


Quand un youtubeur aide à passer les messages DD

publié le 18 mars 2018 à 09:57 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 18 mars 2018 à 10:03 ]


A l'occasion de la Semaine nationale des HLM, nous faisons le choix en juin 2017 d'une vidéo décalée pour parler de transition énergétique. L'enjeu : casser les préjugés sur les HLM et sensibiliser les jeunes au développement durable.

« Et tout le monde s’en fout », c’est le nom de la Web série qui monte. Leur credo ? S’attaquer aux a priori et aux clichés en tout genre avec un humour (très) grinçant. Succès assuré avec plus de 175 000 vues alors que nos films "habituels" n'avaient jamais dépassé le millier de vues...

HLM : et tout le monde s'en fout

La com porteuse d'engagement DD

publié le 18 mars 2018 à 09:54 par Carole THOMAS

Un blog pour porter la cause du développement durable

« Il faut faire du gagnant – gagnant », Carole Thomas

Le secteur du bâtiment représente 40 % de la consommation d’énergie et près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre : pour répondre aux défis du changement climatique, les entreprises du secteur ont un rôle majeur à jouer. Nous avons posé quelques questions à Carole Thomas, directrice de la communication de 3F, en charge de la coordination des actions développement durable du groupe.

Interview

Chez 3F peut-on parler d’un avant et d’un après COP 21 ?

Au moment de la COP21, la question de nos engagements en matière de développement durable s’est imposée naturellement et a été tout de suite légitime. Oui, il y a donc un avant et un après COP21, car comme beaucoup d’entreprises, la COP21 nous a poussés à dresser un bilan de nos initiatives afin de définir une ligne plus ferme. Ainsi, notre premier bâtiment à basse consommation a été construit en 2009 et, dès 2010, cette fameuse norme BBC s’est appliquée à toute nouvelle mise en chantier, alors que la réglementation ne nous y obligeait que deux ans plus tard. Autre exemple, dans la région Midi-Pyrénées, nous avons poussé le photovoltaïque. Finalement, notre politique développement durable s’est faite au coup par coup, il devenait indispensable de capitaliser et coordonner toutes les actions entreprises depuis une dizaine d’années afin de gagner en efficacité.

 

Comment avez-vous intégré les locataires dans ce processus ?

L’élaboration de la stratégie développement durable de 3F ne pouvait se faire sans eux ! L’idée d’un site internet participatif a rapidement émergé, si bien que nous l’avons lancé à l’occasion de la semaine HLM 2015. La participation a été très bonne, près de 500 idées ont été déposées par des locataires 3F dans toute la France. Des idées de bon sens, du pragmatisme et de l’innovation ! Maintenant il faut les exploiter et se retrousser les manches pour apporter des solutions concrètes. L’élaboration de notre stratégie DD s’inspire des idées postées sur ce site. Pour donner un retour à nos locataires, nous avons transformé le site d’appel à idées, en un blog. Cette forme leur permet de continuer à participer en postant des commentaires. Et de notre côté, cela permet de commencer à répondre à certaines idées : par exemple sur la gestion des déchets, l’installation de composts, nous faisons déjà des choses ! Le blog est aussi l’occasion de partager des innovations ou des tendances émergentes dans le domaine de l’habitat durable. Nous l’avons pensé comme un espace de découverte de nouvelles pratiques, ou d’autres bonnes idées.

 

Quels sont les grands sujets sur lesquels 3F se positionne aujourd’hui ?

Le premier enjeu, c’est la construction et la réhabilitation de logements anciens. La spécificité du logement social, c’est que nous gérons nos logements dans la durée, sur cinquante ou soixante ans : nous avons encore trop d’immeubles qui ont une mauvaise performance énergétique. Heureusement il y en a de moins en moins. 22 000 logements sont en étiquette E, F et G sur les 130 000 logements en Ile-de-France. Un de nos engagements est d’éradiquer ces étiquettes de notre patrimoine. Nous avons donc identifié des leviers pour accélérer le rythme des réhabilitations et y arriver d’ici cinq à dix ans. Sur le patrimoine neuf, l’un de nos premiers engagements est de systématiser l’intégration d’énergies renouvelables, à hauteur de 30% du chauffage et/ou de l’eau chaude. L’ambition est de changer la donne pour les cinquante prochaines années.

 

Quels sont les autres piliers de la nouvelle politique développement durable de 3F ?

Nous travaillons sur la question de l’ouverture sur la ville, c’est-à-dire la coopération avec les habitants et l’intégration dans le tissu économique et social du territoire. Sur ces sujets, j’ai des convictions personnelles à faire avancer dans l’entreprise !  Ce qui est intéressant pour un bailleur, c’est que nous pouvons coordonner la construction et les opérations auprès des locataires. Les constructions neuves doivent intégrer la préoccupation d’usages vertueux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et nous devons nous poser systématiquement une question : est-ce que cela va permettre une consommation plus responsable de l’eau et l’énergie ? Si on prévoit une buanderie, les locataires vont avoir naturellement des comportements responsables et solidaires. Cependant, on ne peut pas faire de l’habitat participatif partout, ça prend du temps et ce sont de petits programmes compliqués à mettre en œuvre à plus grande échelle. Avant toute chose, il faut être en phase avec les préoccupations de nos locataires. Le premier élément qui les touche, c’est la facture. À nous, souvent accompagnés de start-up très agiles, de trouver les systèmes qui permettent de traduire en alertes les consommations excessives des locataires et de les aider à les réduire.
Les habitants ont souvent des idées très concrètes. Le numérique va nous aider à les réaliser. Nous allons notamment développer des communautés numériques pour faciliter l’entraide au sein d’une résidence, d’un quartier. Nous allons aussi travailler avec les villes sur les questions de transports, de collecte des déchets, de communication entre les locataires et la ville, etc.

 

Vous évoquez aussi la responsabilité de l’entreprise. Qu’est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire que nous nous engageons sur notre exemplarité au quotidien dans nos fonctionnements internes. Le chantier phare, ce sont les achats responsables. Il y a des paradoxes dans nos règles d’achat, qui sont très strictes et pas toujours cohérentes avec les préoccupations environnementales. C’est en train de s’assouplir avec la loi énergie 2015, mais il est difficile de se fixer des critères pertinents sans étrangler nos fournisseurs. Il ne s’agit pas de mettre en difficulté de très petites entreprises avec de nouvelles exigences tout d’un coup : il faut accompagner toute la filière.

 

3F a défini treize actions prioritaires pour 2016. Pouvez-vous en détailler certaines ?

Il y a une action qui peut sembler banale mais qui est emblématique de notre métier : intégrer les questions de développement durable dans les remises en état de logement. C’est fondamental pour le patrimoine existant, parce qu’il n’y a pas de raison pour qu’un locataire entre dans un vieil immeuble sans aucune norme développement durable. Aujourd’hui, quand un locataire s’en va (en Île-de-France, le taux de rotation est de 8%, en province de 12%), on fait un état des lieux mais les travaux ne sont pas faits dans une optique durable. Par exemple, on ne pense pas forcément à la chasse double flux. Il n’y a pas de bacs sous évier pour faciliter le tri. Favoriser les éco-gestes du quotidien, c’est souvent là-dessus qu’on bute. Il nous faut faciliter les actions responsables pour nos locataires et faire du gagnant-gagnant pour eux.

Quand la com redonne de la visibilité aux femmes

publié le 16 mars 2018 à 14:47 par Carole THOMAS

En tant que communicant.e.s nous savons à quel point les mots ont un sens. Ceux que nous produisons tous les jours dans notre profession pour valoriser nos marques donnent à voir l’attention que nous portons à nos publics, tous nos publics ! Pour mémoire, le masculin n’est pas un genre grammatical « générique » qui représenterait les femmes et les hommes comme on l’entend parfois. En français, le neutre n’existe pas : un mot est soit masculin, soit féminin. Par exemple écrire par défaut au masculin les noms de métier renforce les stéréotypes et risque de mettre les femmes à l’écart, notamment dans des annonces employeur. Des pages entières de rapport annuel, de rapport RSE, emploient le masculin (« les acteurs du changement », « les collaborateurs », « les directeurs »…), excluant de fait une bonne part du lectorat. Prêter attention à notre écriture permet sans aucun doute de donner de la visibilité aux femmes, de les rassurer aussi sur l’attention qu’on leur porte en tant que partie prenante de l’entreprise. Certes, il n’est pas aisé de changer sa façon d’écrire du jour au lendemain, mais il est assez simple d’acquérir les bons réflexes. Si les points ont du mal à "passer" par exemple vous pouvez trouver des épicènes ou des "doubles flexions" comme « collaborateurs et collaboratrices » plutôt que collaborateur.trice.s. Bref, passez à l’écriture égalitaire en douceur !



Pour aller plus loin, un très bon article sur un hackaton écriture inclusive auquel j'ai participé en janvier 2018 :

http://www.cafebabel.fr/article/hackathon-ecriture-inclusive-le-numerique-au-service-de-la-langue.html

Petit coup de pub pour un livre que j'aime bien...

publié le 28 mai 2014 à 15:02 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 31 août 2014 à 10:22 ]

… parce que j'y ai participé en tant que témoin et que ces fameux 100 premiers jours permettent de tirer beaucoup de leçons pour la suite !


La particularité de mon témoignage : j'étais déjà "de la maison" et suis devenue Dircom après avoir été Responsable com interne 3 ans. Certes, cela donne un énorme avantage en termes de connaissance de la culture, des réseaux internes, des enjeux mais… l'attente et la pression sur les résultats est immédiate. L'état de grâce n'existe pas car on souhaite avoir tout de suite le niveau de qualité prodigué pour l'interne. Autant dire que le Sprint s'est imposé. Depuis je travaille sur la distance (au sens propre puisque je fais des cours de 10 km !).

 A débattre lors d'un prochain petit dej Communication et entreprise le 19 juin 2014 !


Radio d'entreprise, petit cas pratique autour de 3FM, la radio des gardiens 3F...

publié le 20 janv. 2013 à 14:26 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 17 sept. 2014 à 06:41 ]

Répondre à un besoin de communication métier tout en créant un esprit de communauté...

Les gardiens d'immeubles représentent une population « isolée » par rapport aux salariés ou cadres évoluant en agences et au siège. Premiers acteurs de la relation client, ils ont besoin d’être informés et formés aux évolutions  de l'entreprise (mobilité des locataires, prise en compte du vieillissement, lutte contre les incivilités…).

Par ailleurs, les gardiens sont en demande de valorisation, et de moments de convivialité.  Le besoin de cohésion et de reconnaissance est  important pour cette population qui n’est pas la cible privilégiée des supports « généraux » de communication.

...grâce à une radio dédiée : une émission bi mensuelle de 15 minutes

Sur la forme, la radio a 3 atouts évidents :

Un média de l’oral, immédiatement accessible ( cible souvent peu à l’aise avec l’écrit) ;

un média passif (on peut écouter la radio en faisant autre chose) ;

qui crée de la proximité, du fait du partage d'expérience avec des paires, de voix familières...

Sur le fond, un outil ancré terrain

Axé sur la formation/sensibilisation métier et les sujets RH, cet outil de communication a été structuré autour :

- d'un "Zoom métier" traitant un sujet métier au travers de témoignages de gardiens et d'experts (la gestion des épaves, la gestion des risques liés aux fêtes de fin d'année...) ;

- d'une initiative prise par un ou une gardienne (sur le recyclage, le contact client... ) ;

- d'une interview sur une actualité qui concerne les gardiens (campagne de supplément de loyer, accord sur les sites sensibles)

- d'une dédicace musicale

Les facteurs clés de succès

- La possibilité pour les gardiens de laisser des messages téléphoniques, suggestions de sujets, remarques sur les émissions...

- La présence systématique de gardiens dans tous les sujets

-       La promotion de chaque émissions auprès des auditeurs via push sms 

-  Le coût modique grâce au choix d'une connexion téléphone fixée

Après 40 émissions, 3FM atteint 30% de taux d'audience sur la cible (hors écoute collective), 60% sur émission en public (le "live est plébiscité !).

3 modestes leçons à retenir : 

- la loi de proximité fonctionne à plein avec de fortes audiences des "collègues immédiats" Lorsqu'un gardien de Paris est interviewé, la centaine de gardiens de l'agence de Paris booste l'audimat global.

- les sujets plus "persos" type "prendre la parole en public", "séparer vie pro et vie perso" ont davantage de succès que les sujets un peu "descendants" sur de nouvelles procédures...

- l'accompagnement com auprès des managers pour susciter des écoutes collectives, relancer l'audimat est incontournable



La Parisienne, plus fort que n'importe quel outil de com !

publié le 20 janv. 2013 à 12:46 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 31 août 2014 à 10:28 ]

Les vieilles recettes sont les meilleures : le sport comme outil fédérateur dans une entreprise, oui cela marche encore, d'autant plus si l'événement ne fait pas partie du plan de com, d'autant mieux s'il cible un public peu habitué à être sur le devant de la scène, les femmes ! Dimanche 9 septembre 2012 l'équipe Solendi-3F constituée de 100 filles de 3F est arrivée 5ème sur 473 entreprises à la course de femmes La Parisienne qui réunissait 23 000 participantes sur la ligne de départ. Resultat inespéré, et là aussi d'autant plus inespéré que je n'ai pas monté cette équipe dans un quelconque but de performance... 
Genèse : avril 2010 je propose au DRH de faire participer 3F à La Parisienne. Autant dire qu'il n'y aucune équipe constituée chez 3F, ni quelconque habitude d'engagement collectifd ou de mécénat... Bref, on part de loin. Réticences évidentes du DRH : "Une course pour le cancer de sein ? Mais on n'est pas dans le médical. Du jog ? Je suis marathonien, on va dire que je me fais plaisir..." OK, on laisse tomber mais... juste pour une petite année.
Avril 2011, fenêtre d'opportunité : notre nouvel actionnaire majoritaire, Solendi, un collecteur 1% de 300 personnes, s'inscrit à la Parisienne. Je reviens toquer à la porte du DRH... qui, ce coup-ci, s'ouvre ! Aucune ligne budgétaire n'est prévue mais c'est un événement "économique" en temps et en argent, j'en fais mon affaire : il s'agit de gérer les inscriptions en déboursant 40 euros par fille puis d'assurer quelques entraînements... Me voici lancée avec une chargée de com de mon équipe, plus par "jeu", par envie de créer de la convivialité dans notre boutique. La Parisienne devient notre petit ballon d'oxygène au milieu des gros projets, organisée modestement à nos moments perdus. Surprise en juillet 2011 : 80 filles se sont inscrites pour courir en septembre. Un petit groupe moteur s'accroche aux quelques entraînements que nous montons avec La Parisienne  (2 fois par mois le soir pendant l'année et 2 dimanches au début et à la fin de l'été, cela reste léger). Bien sûr, je participe aux entraînements avec la chargée de com de mon équipe, cela fait partie du jeu, mais c'est surtout par plaisir comme pour toutes les autres filles.  Pour beaucoup c'est la première course de leur vie. Pour nous aussi. Joies, émotions le jour J. Le lundi, tout le monde en parle sur les 4 étages du siège. Des filles se sont rencontrées, elles se connaissent maintenant et partagent la même envie de... partager des choses ensemble justement ! Nous réalisons alors le succès de l'événement et faisons de la com a posteriori : diffusion d'un petit film, lancement d'entraînements pour l'année suivante, com sur tous nos supports, programmation d'une nouvelle participation... Là, les réflexes de communicants reprennent un peu le dessus puisque nous structurons davantage la com pour inciter les filles à s'inscrire à La Parisienne 2012 : 20 filles de plus au compteur, et surtout des filles de nos filiales régionales qui se lèveront à 5h du matin le jour J pour rallier la tour Eiffel, des gardiennes (nous avions essentiellement des participantes administratives la première année). La frontière bien marquée chez 3F cols bleus/cols blancs tombe le temps d'un entraînement, d'une course. La tenue de sport aide beaucoup pour cela ! Ce 9 septembre 2012 c'est une gardienne qui a fait le meilleur temps de l'équipe et une cadre du siège le second. Pas besoin d'organiser une quelconque représentativité dans ce genre d'événement, pas de casse tête de pseudo "transversalité" à montrer sur un podium, laissez faire, cela marche tout seul ! Aujourd'hui, Les filles de toutes les directions se se parlent, se congratulent et disent d'elles-mêmes qu'elles bossent beaucoup plus facilement ensemble maintenant qu'elles se sont cotoyées en baskets. Arrêtons de chercher de "l'authentique" dans toutes nos préconisations, vivons-le !

Un nouveau mook pour les communicants : TANK

publié le 18 juil. 2012 à 12:55 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 18 mars 2018 à 09:28 ]

 
C’est une agence de com éditoriale (All Contents) qui s’est lancée pour nous proposer un mook spécial com à lire cet été ! Je suis assez mordue de mooks (hybridation de« magazine » et « book ») nés avec l'élégant XXI, complété très vite par 6 mois il y a déjà 3 ans. Cependant, la multiplication de ces beaux objets d'écriture m'interroge sur le public qu'ils visent. Ils sont souvent orientés « décryptage » des nouvelles tendances, voire du futur. Certains se disent ainsi « revue pour changer d'époque » (WE Demain le dernier mook lancé par l'équipe du Nouvel Obs il y a quelques semaines), d'autres se disent « revue du futur » (Uzbeck et Rica qui n'a finalement pas trouvé son public et s'est réorienté vers un magazine plus traditionnel). A force de tourner les pages, j'ai fini par me résoudre à l'idée que les concepteurs destinaient leur production à ceux qui rêvaient de changer le monde... en douceur, sans trop s'impliquer, donc à pas mal de monde, non ? Au gré des (longs) articles, reportages, portraits, nous passons ainsi d' innovateurs, à des (micro) pratiques d'échanges, des initiatives de proximité qui donnent un peu plus de sens à la vie collective, des chercheurs, penseurs, trouveurs d'idées généreuses.... Le tout dans des formats qui explosent les sacro saintes contraintes journalistiques habituelles (150 à 200 p. !) et avec des illustrations à couper le souffle. Certains mooks (moins esthétisants d'ailleurs) ciblent toutefois davantage leur public : les accrocs d'énigmes policières pour Alibi, les « branchés » de  politique et de littérature pour Charles. Shnock (un mook un peu à part puisqu'il cherche à nous faire rire... et y arrive ) dit cibler « les Vieux de 27 à 87 ans » (à la lecture, ils auraient intéêt à démarrer à 47 ans me semble-t-il...). France Culture papiers, vise manifestement ses auditeurs et on se régale en trouvant le complément d'une interview ou la reprise d'un reportage que l'on a pris en cours de route....
TANK ? On y vient. C' est finalement le premier mook qui vise des professionnels, les communicants! Je n'ai pas été très attirée par la couv a priori puisque le grand dossier est consacré aux jeux vidéos (j'ai même trouvé le choix étrange pour un premier numéro !) Mais le traitement multi facettes est tout de suite convaincant. Je conseille notamment de se plonger dans l'abécédaire des jeux vidéos où l'on apprendra qu'UGC n'est pas seulement une marque célèbre de distributeur de films mais désigne aussi des contenus créés par les internautes (« User generated content », tout simplement !). Une analyse vivifiante aussi de Yves Siméon au sujet de l'impact des NTC sur les fondamentaux du marketing où l'on comprend que nos vieux cours sur la mémorisation des messages sont à mettre à la poubelle, le cerveau apprenant à fonctionner différemment grâce aux usages du web, « stockant » moins d'info mais étant plus actif dans l'instant. J'ai aussi compris ce qu'était l'art modeste, revu les fondamentaux du boycott sur internet et adoré les choix de la rédaction pour parler de l'expo Tim Burton sans refaire ce qui a déjà été fait X fois à partir du dossier de presse...TANK, qui place la barre un peu haut dans son édito en affirmant que le métier du communicant est « avant tout de rêver le futur tout en consolidant le présent » (ce qui rappelle l'accroche initiale d'Usbek et Rica « Raconter le présent, explorer le futur ») s'en sort finalement plutôt bien au fil des pages faisant la démonstration que le communicant« façonne sans discontinuité les savoirs ; il veille aux tendances, de la recherche, de l'art, de la technologie... sans exclusivité ».
Comme tout Mook qui se respecte TANK est diffusé dans les (bonnes) librairies et les (vrais) kiosques ou par abonnement (sur le site) pour 14 euros et, comme tout bon mook, il propose à ses lecteurs de contribuer... A vos claviers !

 


 

La radio comme on l'aime...

publié le 14 juil. 2012 à 05:55 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 18 mars 2018 à 09:43 ]

L'expo "Radio, ouvrez grands vos oreilles" à découvrir au Musée des Arts et Métiers pour encore quelques semaines est un régal pour les amoureux de la radio ! J'en suis et l'effet madeleine joue à plein lorsque l'on entend les jingles du journal d' info de son enfance, lorsque l'on se surprend à sourire en écoutant la voix de Marc Scalia sur NRJ dans les 80's ou franchement rire en reconnaissant la voix de Macha consolant des auditeurs éconduits sur France Inter... On resterait assis des heures dans les espaces dédiés pour écouter  le 1er journal parlé en 1924, Radio Londres et ses messages truculents  mais aussi les premiers feuilletons radiophoniques . Seul petit regret, peu de chose sur la réception puisque l'expo donne accès aux supports (une belle collection de récepteurs qui permet de comprendre toute l'évolution jusqu'au numérique), aux archives sonores mais donne peu de place aux auditeurs. A la décharge des organisateurs, la sociolodie de la réception reste le parent pauvre de la sociologie des médias... Et pour cause : pas simple d'étudier ce qui se passe de l'autre côté du poste dans des millions de foyers ! Cependant on oublie vite cet aspect en passant derrière le micro puisque le visiteur a même l'opportunité de se tester en journaliste radio. Ecoutez ma pub pour l'expo !

Communiquer sur le genre en entreprise, c'est possible !

publié le 11 juin 2012 à 04:03 par Carole THOMAS   [ mis à jour : 31 août 2014 à 10:34 ]

Chouette initiative de Théâtre à la carte qui met à disposition sur son blog depuis le 4 juin une websérie sur les quelques a priori un peu pénibles qui trottent sur toutes les lèvres dès que l'on parle de différence hommes/femmes. La première saynète est à publier sur tous les intranets de France et de Navarre. J'ai testé, cela fait rire les femmes, les hommes, les vieux, les jeunes et cela permet même d'échanger des anecdotes devant la machine à café ! Plus efficace que n'importe quel accord cadre, plaquette ou autre campagne d'affichage de sensibilisation à la non discrimation...
 
  


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